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Plus de 1 000 ans avant la conquête de la
Gaule par les Romains, notre village était peuplé par les GAELS (Celtes du
Nord). La présence du « Peulvan d’Hermès » en est un témoignage.

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983 : Arnould II, comte
de Cambrasis élève le fief de Rumilly.
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La célébrité de Rumilly
s’établit avec Manasses, seigneur de Rumilly, incendiaire et pillard, il
fortifie un castellum (son château était un repaire de brigands) pour
guerroyer contre son suzerain Gaucher comte évêque de Cambrai mais celui-ci
finit par le réduire et le brûler vers 1094. En effet, le comte évêque solda
une petite armée et s’empara de la forteresse de Rumilly qui apporta une
longue résistance, néanmoins elle fut détruite et Manasses y trouva la mort.
Le château de Rumilly fut rétabli par la suite.
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1159 : un appelé Hugues
de Rumilly est enterré à Vaucelles car il a participé à la construction de
l’abbaye.
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1217 : création de la
paroisse de Rumilly.
Avant 1217, la commune de Rumilly faisait
partie de Masnières. Elle possédait une chapelle mais il n’y avait aucun
prêtre qui pouvait la desservir. C’était le curé de Masnières qui y disait
la messe. Rumilly n’avait pas de cimetière, les morts étaient enterrés à
Masnières.
Le hameau de Rumilly s’étendant, les
habitants demandèrent alors à l’évêque de cambrai de transformer la chapelle
en église et d’avoir un prêtre et un cimetière. Ils ont promis pour cela
d’aider leur prêtre à vivre et de fonder eux même un cimetière. Dans ces
conditions, l’évêque de cambrai donna une réponse favorable.
La nouvelle paroisse eut pour Saint
Patron : Saint Nicolas.
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Par des ventes
successives, la seigneurie de Rumilly passa en 1272 d’Enguerrand de Coucy à
la comtesse de Flandre, en 1336 à Philippe de Valois, roi de France, Louis
XIII la donna en 1504au seigneur de Gruthuse. Le château fut détruit
définitivement par Charles Quint en 1543 et les matériaux servirent à
l’érection de la citadelle de Cambrai.
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En 1339, lors de la
guerre de cent ans, les Anglais assiégèrent Cambrai et campèrent à Rumilly.
Ils y ont commis des atrocités les plus épouvantables de la région : couper
les pieds, mains, oreilles, crever les yeux, violer les femmes…
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L’existence d’un village
souterrain est attestée depuis 1406. C’est un village refuge qui a une
superficie de 2 hectares avec des aménagements des XV, XVII et XIX siècles
pour les habitants du lieu, mais aussi pour les animaux (présence de
mangeoires)

Vue intérieure d’une cellule du village
souterrain de Rumilly possédant une auge pour le grand bétail et, dans le
fond, le dépotoir recevant les déchets domestiques.
Source : les souterrains
de Nord, Bernard Bivert
Au lieu dit « la montagne blanche », la
craie est exploité jusqu’au XIXème siècle. Ces carrières de
pierres blanches fournirent au Moyen Age les pierres pour construire la
première cathédrale de Cambrai et sans doute aussi l’abbaye de Vaucelles. Il
semble bien que cette activité soit à l’origine de nom du village qui jadis
s’appelait RUMALIH (du grec RUMA et LITHOS : tirer des
pierres.
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1553 : Guerre de 30 ans
entre Henri II et Charles Quint, Rumilly situé à la frontière est souvent
occupé et brûlé mais arrive toujours à maintenir son indépendance.
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18 juillet 1554, les
troupes du roi de France Henri II campent à Rumilly.
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Lors du siège de cambrai
par Louis XIV, le maréchal de Luxembourg y installe son campement.
1678 : Rumilly avec tout le Cambrésis est
rattaché à la France.
RAPPEL :
Le Cambrésis appartenait au Saint Empire romain germanique depuis le
traité de Verdun de 843 qui avait divisé en trois l’empire carolingien et
attribué sa partie centrale (Lotharingie) -dont le diocèse de Cambrai - à
Lothaire, fils aîné de Louis le Pieux et petit fils de Charlemagne.
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1789 : La révolution se
fait à Rumilly sans effusion de sang.
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Les municipalités telles
que nous les connaissons aujourd’hui datent de la révolution française.
Auparavant, le village était gouverné par le seigneur du lieu mais le
seigneur résidait à cambrai et il avait sur place un représentant appelé
« le majeur », lequel était assisté par des échevins.
Majeur et échevin administraient les biens
du seigneur mais en outre étaient chargés de faire respecter les lois et les
chartes.
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C’est en janvier 1790
qu’est promulgué à cambrai le décret de l’Assemblée nationale pour le
remplacement des échevinages par les Municipalités (22 décembre 1789). A la
tête de chaque commune, à la place du corps échevinal, il y aura désormais :
o
Un maire
o
Un corps municipal
composé d’un certain nombre de membres au prorata de la population de la
commune, un conseil général de la commune composé à la fois du maire, des
membres du corps municipal ou officiers municipaux, de notables en nombre
double des précédents, un procureur de la commune, un secrétaire greffier et
dans les localités importantes, un trésorier.
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Les élections ont eu lieu
à Rumilly le 2 février 1790 à l’église, à l’issue de la messe.
Voici les résultats :
o
Maire :
A BOULANGER
o
Cinq
officiers municipaux :
André Pourpoint, Dominique Leriche, Bertin Delimal, Vincent Lancel, Hubert
Lantier.
o
Des
notables : François
Carton, Jean baptiste Nobecourt, Pierre-joseph Befve, Philippe Doffe, Henri
Boufflers, Joseph Manniez, Nicolas Normand, Pierre Noblecourt, Adrien
Beaumont, Charles leriche, Guilhain Douilli.
o
Procureur
trésorier greffier :
Théodore Mallet.
Les municipalités sont renouvelées chaque
année par moitié le dimanche qui suit la Saint Martin.
C’est ainsi que le 13 novembre 1791,
toujours dans l’église de Rumilly après la messe, on élit le nouveau maire :
Vincent Lancel.
Au long des législatures et des
gouvernements, la durée des mandats de maire a souvent varié (1 an, 4 ans, 6
ans)
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Sous Napoléon, 4
Rumillions firent partie de la grande armée. L’un mourut à Breda, le
deuxième à Salamanque, le troisième à Valladolid et le dernier à Dantzig.
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Première Guerre mondiale :
Rumilly est en partie détruit lors de la
Première guerre mondiale et marque limite extrême de l’avancée des tanks,
lors de la bataille de Cambrai en novembre 1917.
Le village durant la « bataille de
cambrai » se trouvait en position arrière de la ligne d’Hindenburg. Le 20
novembre 1917, l’artillerie allemande stoppe la progression de l’infanterie
terre-neuvienne, venant de Masnières et les oblige à se retirer.
A quelques kilomètres de là, les alliés
prennent le pont de Marcoing, la cavalerie se faisant attendre, ils ne
peuvent continuer leur avancée. Le lendemain, seuls 17 tanks des bataillons
« F » et « A » franchissent le canal, ils doivent pendre Rumilly puis
dégager Masnières. C’est en suivant l’axe de la voie ferrée, qu’ils se font
piéger par les défenses anti-tanks ennemies.
Le village est presque complètement
détruit et les champs hachés par les projectiles et empoisonnés par les gaz,
sont rendus incultes.

1939-1945- Laisse peu de traces.
Depuis le village a pris une expansion nouvelle et la vie y est actuellement
active .
Source : http://tourisme-cambresis.fr/commune-90-rumilly-cambresis.html
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